Le privilège blanc

Aujourd’hui, pour clore notre série intitulée « I can’t breathe », le Noise vous propose un article un peu différent des précédents.

La notion de « privilège blanc » est de plus en plus utilisée et souvent mal comprise.

Dans cet article, le Noise se penche sur ce concept et tente, au mieux, de l’expliquer.

Qu’est-ce que le « privilège blanc » ?

Comme l’explique Ary Gordien, chercheur au CNRS, « la généalogie de cette notion [de privilège blanc] vient de Peggy McIntosh. Dans son article [intitulé White Privilege. Unpacking the Invisible Knapsack, publié en 1989], qui a fait date et qui continue à être cité, elle dit que c’est le fait pour certains groupes catégorisés comme Blancs de ne pas être confrontés au racisme et d’avoir des avantages qu’ils n’ont pas gagnés par leurs efforts personnels mais dont ils ont hérité et qui peuvent potentiellement les mettre dans une position de domination. »

Dans son article, Peggy McIntosh liste des « petites choses du quotidien » qui pour une personne blanche, relèvent de l’évidence, mais qui peuvent se révéler impossibles pour les autres : « allumer la télévision et y voir des personnes auxquelles il est facile de s’identifier, déménager sans se soucier de l’accueil dans un nouveau quartier, ne pas avoir à éduquer ses enfants en leur apprenant à se protéger du racisme… ».

Le regard porté par des artistes

En 2008, la poétesse américaine Andrea Gibson effectuait une tournée nationale en compagnie de la poétesse afro-américaine Sonya Renee. Quelques années plus tard, à la suite du meurtre de Trayvon Martin, A. Gibson se penchait sur le « privilège blanc » dans l’un de ses poèmes.

Pour mieux comprendre cette œuvre, voici un rappel de l’affaire Trayvon Martin.

Le 26 décembre 2012, Trayvon Martin, jeune afro-américain de 17 ans, était abattu par George Zimmerman. Ce dernier était un vigile bénévole du quartier et il suspectait Trayvon Martin de vouloir commettre un cambriolage « parce qu’il portait un pull à capuche ».

L’adolescent n’était pas armé : il venait d’acheter un paquet de bonbons et se rendait simplement chez son père.

Après le meurtre, George Zimmerman avait été immédiatement remis en liberté, ce qui avait provoqué une vague de protestations à travers tout le pays.

Le 13 juillet 2013, George Zimmerman était acquitté. Les jurés avaient estimé que l’accusé avait fait usage de la légitime défense.

George Zimmerman est ensuite devenu le héros d’une partie de la droite dure américaine, en proclamant son hostilité vis-à-vis du mouvement Black Lives Matter.

Le 11 mai 2016, George Zimmerman mit aux enchères l’arme qu’il avait utilisée pour tuer le jeune Trayvon Martin.

Dans l’annonce, il vantait les qualités d’une « légendaire arme américaine » et faisaient commencer les enchères à 5 000 dollars. Il avait illustré l’annonce de photographies de son procès.

Le 05 décembre 2019, George Zimmerman assigna devant les tribunaux les parents de Trayvon Martin, leur avocat et d’autres personnes. Selon cet homme, ces personnes se seraient entendues pour produire un témoignage en sa défaveur lors du procès de 2013. George Zimmerman exige alors 100 millions de dollars de dommages et intérêts.

“Privilege is never having to think about it” – Andrea Gibson

 

 

Voici le lien de la vidéo pour regarder la slammeuse Andrea Gibson déclamer ce poème : https://www.youtube.com/watch?v=9jl09-ftX-8

En 2016, la chanson du rappeur américain Macklemore, intitulée « White Privilege II » était révélée (https://www.youtube.com/watch?v=Y_rl4ZGdy34et http://whiteprivilege2.com).

Dans celle-ci, Macklemore s’interroge à son tour sur la notion de « privilège blanc » et sur les façons de se positionner face au racisme en étant une personne blanche.

White Fragility

En 2018, Robin DiAngelo a publié un essai intitulé White Fragility: Why It’s So Hard for White People to Talk About Racism. 

Selon l’auteure, Mme DiAngelo, « les personnes blanches des sociétés occidentales ont grandi et vivent dans un environnement qui les protège de tout stress lié à leur couleur de peau ».

En conséquence, les personnes blanches développeraient une « fragilité blanche » : un « minimum de stress racial devient intolérable, déclenchant des « mouvements de défense » : colère, peur, culpabilité, silence, opposition. » Après avoir animé pendant vingt ans des conférences sur la diversité en entreprise, l’auteure s’est, en effet, aperçue que les personnes blanches avaient des difficultés à parler de racisme.

Pour lutter contre cette « fragilité blanche », Robin DiAngelo invite ses lecteurs à se détacher d’une définition du racisme qui serait inexacte. « Si votre définition du racisme est celle de quelqu’un qui éprouve consciemment une haine envers des personnes à cause de leur race, je comprends que vous trouviez cela offensant que je suggère que vous soyez raciste sans vous connaître », explique l’autrice.

En fait, le racisme peut être inconscient et c’est également sous cette forme, qu’il faut le combattre, dans le but de vivre dans une société plus juste.

Le 15 juin 2020, l’instagrammeuse Kenzie Brenna a partagé ce test sur son compte. Le lire (et le passer) peut aider à se poser les bonnes questions sur le racisme.

Et en France, alors ?

En France, si le concept de « privilège blanc » divise à ce point, c’est en partie parce que les courants antiracistes s’opposent.

L’antiracisme en France : universalisme vs particuliarisme

L’historien Emmanuel Debono explique que la pensée antiraciste est née bien avant le XXème siècle. L’antiracisme militant, lui, a vu le jour dans le sillage de l’affaire Dreyfus, dans les années 1920.

La Ligue Internationale contre l’Antisémitisme (LICA) est ainsi fondée en 1928. En 1949, naît le Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP).

En France, on retrouve le poids de la LICA et du MRAP dans l’antiracisme actuel. Ce sont ces deux organisations qui ont obtenu du gouvernement que la loi contre le racisme soit adoptée en 1972.

Aujourd’hui, on qualifierait le paradigme de ces deux organisations comme étant universaliste. Elles auraient la « volonté de lutter contre tous les racismes, en intégrant tout le monde ».

En 1984, SOS-Racisme est fondée. Cette organisation dirige plusieurs campagnes et met en place les « testings », qu’elle définit comme consistant « à faire se présenter des personnes de types différents (maghrébin, africain, européen, etc.) ayant le même profil pour une offre d’emploi, à l’entrée d’une discothèque, à la réservation d’une chambre d’hôtel ou à la location d’un appartement » pour révéler au grand jour les discriminations.

Aujourd’hui, ces organisations plus anciennes et les collectifs plus récents, comme celui dirigé par Assa Traoré, ne sont pas sur la même longueur d’onde.

Assa Traore (Photo by KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

Le combat mené par des collectifs récents, comme le comité Adama ou Les indigènes de la République, peut être qualifié de combat « particulariste » ou « catégoriel ». La grille de lecture adoptée est dite « racialisante » et le militantisme est qualifié de « décolonial ».  Cette lutte se détache de la lutte historique pour laquelle il n’y a pas d’individus avec des combats particuliers mais un groupe avec une cause commune.

Pour les penseurs du particularisme, l’universalisme ne suffit plus. Les organisations traditionnelles sont accusées d’être trop proches du gouvernement et de ne pas s’attaquer aux vrais problèmes.

A l’inverse, il est reproché aux mouvements actuels de réintroduire la notion de « race » en évoquant le « privilège blanc ».

Différentes prises de position

Le 03 juin 2020, France Inter publie une lettre ouverte, écrite par Virginie Despentes et intitulée ” Lettre adressée à mes amis blancs qui ne voient pas où est le problème”. La voici:

Paris, le 3 juin 2020

Lettre adressée à mes amis blancs qui ne voient pas où est le problème.

En France nous ne sommes pas racistes mais je ne me souviens pas avoir jamais vu un homme noir ministre. Pourtant j’ai cinquante ans, j’en ai vu, des gouvernements. En France nous ne sommes pas racistes mais dans la population carcérale les noirs et les arabes sont surreprésentés. En France nous ne sommes pas racistes mais depuis vingt-cinq ans que je publie des livres j’ai répondu une seule fois aux questions d’un journaliste noir. J’ai été photographiée une seule fois par une femme d’origine algérienne. En France nous ne sommes pas racistes mais la dernière fois qu’on a refusé de me servir en terrasse, j’étais avec un arabe. La dernière fois qu’on m’a demandé mes papiers, j’étais avec un arabe. La dernière fois que la personne que j’attendais a failli rater le train parce qu’elle se faisait contrôler par la police dans la gare, elle était noire. En France on n’est pas raciste mais pendant le confinement les mères de famille qu’on a vues se faire taser au motif qu’elles n’avaient pas le petit papier par lequel on s’auto-autorisait à sortir étaient des femmes racisées, dans des quartiers populaires. Les blanches, pendant ce temps, on nous a vues faire du jogging et le marché dans le septième arrondissement. En France on n’est pas raciste mais quand on a annoncé que le taux de mortalité en Seine Saint Denis était de 60 fois supérieur à la moyenne nationale, non seulement on n’en a eu un peu rien à foutre mais on s’est permis de dire entre nous « c’est parce qu’ils se confinent mal ».  C’est en Seine-Saint-Denis qu’il y a le moins de médecins par habitant de tout le territoire. Ils ont pris le RER tous les jours pour que le travail essentiel à notre vie commune continue d’être assuré. Dans le Centre, c’était “garden-party” tous les jours, en poussette, à vélo, en voiture, à pieds… il ne manquait que les trottinettes. Mais il a fallu qu’on commente : “C’est qu’ils se confinent mal”

J’entends déjà la clameur des twitteurs de service, s’offusquant hargneusement comme ils le font chaque fois qu’on prend la parole pour dire quelque chose qui ne corresponde pas à la propagande officielle : « quelle horreur, mais pourquoi tant de violence ? »

Comme si la violence ce n’était pas ce qui s’est passé le 19 juillet 2016. Comme si la violence ce n’était pas les frères de Assa Traoré emprisonnés. Ce mardi, je me rends pour la première fois de ma vie à un rassemblement politique de plus de 80 000 personnes organisé par un collectif non blanc. Cette foule n’est pas violente. Ce 2 juin 2020, pour moi, Assa Traoré est Antigone. Mais cette Antigone-là ne se laisse pas enterrer vive après avoir osé dire non. Antigone n’est plus seule. Elle a levé une armée. La foule scande : Justice pour Adama. Ces jeunes savent ce qu’ils disent quand ils disent si tu es noir ou arabe la police te fait peur : ils disent la vérité. Ils disent la vérité et ils demandent la justice. Assa Traore prend le micro et dit à ceux qui sont venus « votre nom est entré dans l’histoire ». Et la foule ne l’acclame pas parce qu’elle est charismatique ou qu’elle est photogénique. La foule l’acclame parce que la cause est juste. Justice pour Adama. Justice pareille pour ceux qui ne sont pas blancs. Et les blancs nous crions ce même mot d’ordre et nous savons que ne pas avoir honte de devoir le crier encore, en 2020, serait une ignominie. La honte, c’est juste le minimum.

Je suis blanche. Je sors tous les jours de chez moi sans prendre mes papiers. Les gens comme moi c’est la carte bleue qu’on remonte chercher quand on l’a oubliée. La ville me dit tu es ici chez toi. Une blanche comme moi hors pandémie circule dans cette ville sans même remarquer où sont les policiers. Et je sais que s’ils sont trois à s’assoir sur mon dos jusqu’à m’asphyxier – au seul motif que j’ai essayé d’esquiver un contrôle de routine – on en fera toute une affaire. Je suis née blanche comme d’autres sont nés hommes. Le problème n’est pas de se signaler « mais moi je n’ai jamais tué personne » comme ils disent « mais moi je ne suis pas un violeur ». Car le privilège, c’est avoir le choix d’y penser, ou pas. Je ne peux pas oublier que je suis une femme. Mais je peux oublier que je suis blanche. Ça, c’est être blanche. Y penser, ou ne pas y penser, selon l’humeur. En France, nous ne sommes pas racistes mais je ne connais pas une seule personne noire ou arabe qui ait ce choix.

Virginie Despentes

 

Corinne Narassiguin, la secrétaire nationale à la coordination du PS, explique qu’« en France, la lutte contre les privilèges est entendue comme une lutte contre des inégalités d’ordre patrimonial, économique et social. C’est l’héritage de la Révolution française. » En conséquence, selon Mme Narassiguin, « importer l’expression “privilège blanc”, c’est vouloir plaquer l’histoire des États-Unis sur l’histoire de France, sans respecter ni l’une ni l’autre ».

Corinne Narassiguin conclut donc que « dans le contexte français, parler d’abolir le privilège blanc, c’est donner à croire que la lutte antiraciste serait un combat contre le statut de Blanc. »

Selon la sociologue Claire Cosquer, l’expression « privilège blanc » est une expression qui « désigne l’ensemble des avantages sociaux dont bénéficient les personnes qui ne sont pas les cibles du racisme. Elle souligne que le racisme relève d’un rapport social, c’est-à-dire d’une relation entre groupes sociaux : là où certains sont désavantagés, d’autres sont au contraire avantagés par les hiérarchies sociales. L’existence d’inégalités suppose donc, en toute logique, l’existence de privilèges. Dès lors, dire que le « privilège blanc » n’existe pas en France revient de façon rigoureusement identique à affirmer que le racisme n’existe pas en France. »

La notion de « privilège blanc » n’est pas destinée à culpabiliser les Blancs

La romancière Cloé Korman explique dans une tribune au Monde, que la notion de « privilège blanc », importée des États-Unis, est critiquée en France car elle est associée, à tort, aux privilèges que 1789 aurait abolis. Le terme de « privilège » renvoie alors à « une supériorité qui était institutionnalisée, légale ». Or, il n’est pas affirmé que [l’expression « privilège blanc »] servirait à stigmatiser les personnes blanches parce qu’elles auraient des droits supérieurs par décision de l’État. »

Selon la sociologue Claire Cosquer, « loin de culpabiliser les personnes blanches, l’expression de « privilège blanc » permet plutôt de reconnaître à peu de frais certains avantages, sans engager d’introspection potentiellement plus douloureuse sur les comportements et les modes de pensée qui maintiennent le racisme contemporain. Si elle est imparfaite, elle contribue cependant à la compréhension du racisme comme une relation inégale entre groupes sociaux, là où le discours public est volontiers d’ordre humanitaire, identifiant des victimes et des discriminations mais passant sous silence les bénéfices et les bénéficiaires. Les réactions particulièrement défensives qu’elle suscite, méconnaissant souvent sa définition même, illustrent une réticence aiguë à penser les deux côtés de cette relation inégale. »

La notion de « privilège blanc » ne signifie nullement qu’être Blanc implique d’avoir une meilleure vie qu’une personne noire.

Dire à une personne blanche qu’elle est privilégiée par le fait d’être blanche, signifie simplement que si, par exemple, elle a eu une vie difficile, ce n’est pas en raison de sa couleur de peau.

 

Nous espérons que cette série d’articles, intitulée « I can’t breathe », vous aura intéressée et, peut-être, fait réfléchir.

Dans les mois à venir, le Noise va consacrer une série d’articles portant sur le racisme en France.

D’ici là, un nouvel article va être publié. Il portera sur l’affaire Adama et sur le combat mené par sa sœur, Assa Traoré.

N’hésitez pas à aller (re)lire les articles de la série « I can’t breathe », dont voici les liens :

https://blog.the-noise.org/2020/06/01/i-cant-breathe/?fbclid=IwAR3uAE11IbaGEeYxYmdNxlSSsYvWScyRdvANYFgzldW8abFv8aNuu3iAd2Yhttps://blog.the-noise.org/2020/06/16/les-afro-americains-les-grandes-victimes-de-la-pauvrete-et-du-coronavirus/?fbclid=IwAR2vkZplYx31tytC-H3ChzfI-csaRJOXiXYuMwSIxtPdyJ-DQKNxLk1oLVAhttps://blog.the-noise.org/2020/06/23/les-afro-americains-premieres-victimes-de-la-police/?fbclid=IwAR3rGR1UbGHq30PBY21cbNty17y4c5MxKV54rRExC7KB181S81aRkNpMkpQhttps://blog.the-noise.org/2020/06/30/la-justice-inegalitaire-et-le-fleau-de-la-prison/?fbclid=IwAR2rE0PP_mTnclRTtgwmjchthMvc_Zya1RyeWo0SmcJ2dq8n01KuZvhH6bs
https://blog.the-noise.org/2020/06/16/les-afro-americains-les-grandes-victimes-de-la-pauvrete-et-du-coronavirus/?fbclid=IwAR2vkZplYx31tytC-H3ChzfI-csaRJOXiXYuMwSIxtPdyJ-DQKNxLk1oLVA
https://blog.the-noise.org/2020/06/23/les-afro-americains-premieres-victimes-de-la-police/?fbclid=IwAR3rGR1UbGHq30PBY21cbNty17y4c5MxKV54rRExC7KB181S81aRkNpMkpQ
https://blog.the-noise.org/2020/06/30/la-justice-inegalitaire-et-le-fleau-de-la-prison/?fbclid=IwAR2rE0PP_mTnclRTtgwmjchthMvc_Zya1RyeWo0SmcJ2dq8n01KuZvhH6bs

Sources

MARTY Barbara, « Le privilège blanc existe-t-il ? », 24 juin 2020, (https://www.franceculture.fr/societe/le-privilege-blanc-existe-t-il, consulté le 12 juillet 2020)

BERNARD Philipe, « Le meurtre de Trayvon Martin mobilise l’Amérique noire en pleine campagne », Le Monde, 02 avril 2012

(https://www.lemonde.fr/ameriques/article/2012/04/02/le-meurtre-de-trayvon-martin-mobilise-l-amerique-noire_1679050_3222.html, consulté le 12 juillet 2020)

IMBERT Louis, « Trayvon Martin : la presse accueille “sans surprise” un jugement “désespérant” », Le Monde, 14 juillet 2013,

(https://www.lemonde.fr/ameriques/article/2013/07/14/trayvon-martin-la-presse-americaine-accueille-sans-surprise-un-jugement-desesperant_3447391_3222.html, consulté le 12 juillet 2020)

« L’arme qui a servi à tuer Trayvon Martin fait s’envoler les enchères », Le Monde, 12 mai 2016, (https://www.lemonde.fr/big-browser/article/2016/05/12/l-homme-qui-a-tue-trayvon-martin-met-aux-encheres-l-arme-qu-il-a-utilisee_4917929_4832693.html, consulté le 12 juillet 2016)

« Aux États-Unis, le vigile qui a tué Trayvon Martin poursuit désormais en justice les parents de sa victime », Le Monde, 05 décembre 2019, (https://www.lemonde.fr/international/article/2019/12/05/aux-etats-unis-le-vigile-qui-a-tue-trayvon-martin-poursuit-desormais-en-justice-les-parents-de-sa-victime_6021726_3210.html, consulté le 12 juillet 2020)

PAREJA Nina, « L’inventrice de l’expression «fragilité blanche» détaille son concept », Slate, 26 juillet 2018, (http://www.slate.fr/story/165092/fragilite-blanche-robin-diangelo-concept-sociologue-racisme-blanc-privileges, consulté le 12 juillet 2020)

https://www.franceinter.fr/emissions/lettres-d-interieur/lettres-d-interieur-04-juin-2020

NARASSIGUIN Corinne, « Le privilège blanc, cette ineptie dangereuse », Le Monde, 09 juin 2020, (https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/06/09/le-privilege-blanc-cette-ineptie-dangereuse_6042207_3232.html, consulté le 12 juillet 2020)

COSQUER Claire, « L’expression de “privilège blanc” n’est pas dénuée de pertinence pour penser le contexte français », Le Monde, 16 juin 2020, (https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/06/16/l-expression-de-privilege-blanc-n-est-pas-denuee-de-pertinence-pour-penser-le-contexte-francais_6042984_3232.html, consulté le 12 juillet 2020)

KERMAN Cloé, « Le terme “privilège blanc” désigne un fait social » », Le Monde, 16 juin 2020, (https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/06/16/le-terme-privilege-blanc-designe-un-fait-social_6042986_3232.html, consulté le 12 juillet 2020)

LASJAUNIAS Aude, « L’antiracisme en France, de l’idéal « universaliste » aux luttes « catégorielles », Le Monde, 18 juin 2020 (https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/06/18/l-antiracisme-en-france-de-l-ideal-universaliste-aux-luttes-categorielles_6043332_3224.html, consulté le 16 août 2020)

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